quinta-feira, 9 de novembro de 2017

Shared Dharma of Realization

Ainda que saiba que nao preciso de nada, haverao sempre dias em que tudo me apetece.

Hoje, apeteces-me tu. Só tu.
Ja nao me lembrava de como era intenso sentir isto. Sabe tao bem.

Percorrendo infinitos caminhos sinuosos na tentativa de chegar ao horizonte em paz, emanando alegria e serenidade, pergunto-me se chegou a hora de me deixar ficar num jardim mais tranquilo a desfrutar da doçura e da força simultaneas que traz um amor como o nosso, capaz de mover todo este universo.

Nao sei ainda por que razao apareceste, mas acredito que tenhas chegado para ficares uns tempos. Na verdade, sinto que te podes deixar ficar em mim o tempo que quiseres. Trazes contigo tudo aquilo que eu admiro ou gosto de contemplar, meu bem. És a palavra que expressa o que eu penso, e os olhos que sabem ler as emoçoes que eu nao sei dizer. És o corpo que me procura e que eu quero sempre, mesmo que o cansaço esteja presente ou a vitalidade ausente. És assim de tal jeito, que só de te ter a meu lado, se me desenha um sorriso na cara que quero partilhar com toda a gente.

És algo que faz sentido. Somos algo que faz sentido e que pode crescer e brilhar da mesma maneira que o sol quando se eleva e surge na linha do horizonte. Sabemos que mais tarde voltará a desaparecer nessa mesma linha em outro lugar para dar lugar à lua e às estrelas, mas enquanto se move e brilha, enche o mundo de beleza.

Meu amor, nao nos precisamos mas apetecemo-nos mutuamente.
Sera que isso é suficiente para nos realizarmos?
Nao sei, mas se nao tentarmos nunca saberemos.
Nao espero nada, apenas deixo a porta aberta...

quarta-feira, 1 de março de 2017

keep going

"There are only two mistakes one can make along the road to truth: not going all the way, and not starting." Buddha
“There are only two mistakes one can make along the road to truth; not going all the way, and not starting.” –Buddha

Read more at: https://fractalenlightenment.com/29116/life/two-simple-steps-toward-authentic-freedom | FractalEnlightenment.com"T
“There are only two mistakes one can make along the road to truth; not going all the way, and not starting.” –Buddha

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“There are only two mistakes one can make along the road to truth; not going all the way, and not starting.” –Buddha

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quarta-feira, 7 de dezembro de 2016

mental checkpoint


Eu não sei
Se tenho vivido de maneira correcta
Seguindo por aí a dar o corpo ao manifesto
Bailando que nem uma metamorfose ambulante
Esforçando-me para partilhar o que de melhor existe em mim.

Eu não sei
Se tenho absorvido o melhor do mundo
Nessa interação constante e sempre distinta
De continente em continente e de coração em coração
Que se vem mostrando ser um espelho cada vez mais nítido.

Eu não sei
Se deveria resignar-me e apostar numa rotina
Amparada da presença dos que foram e são importantes
Deixar-me de hedonismos egoístas e ganhar em seriedade
Para um dia poder mostrar ao mundo um império que construí.

Eu não sei
Se existe um lugar que seja meu
Ou do qual eu seja parte – será que isso é desejável?
É que todos os lugares se assemelham na hora da verdade
Todos capazes dos amores mais belos e das tragédias mais cruéis.

Eu não sei
Se nós os Homens alguma vez
Fomos melhores do que aquilo que somos hoje
E também já não sei o que é melhor nem o que é pior
Mas algo em mim me diz para continuar a ser o melhor que posso.


Eu não sei
Se filosofias ajudam a mente a entender
O potencial infinito que é ser num universo em expansão
Mas se o amor é uma delas, então que se ame e não se pense
Que um universo sem amor é como uma criança que não nasceu.

Eu não sei
Se sei ou se não sei
E nunca achei que não saber pudesse saber tão bem
A cada dia o surgimento contínuo de novos encontros marcantes
Chega para despertar o equilíbrio tão apetecido entre amor e liberdade.

quarta-feira, 11 de maio de 2016

keep in mind

“You may control a mad elephant; You may shut the mouth of the bear and the tiger; Ride the lion and play with the cobra; By alchemy you may learn your livelihood; You may wander through the universe incognito; Make vassals of the gods; be ever youthful; You may walk in water and live in fire; But control of the mind is better and more difficult.”

Paramahansa Yogananda, “Autobiography of a Yogi”

sábado, 30 de abril de 2016


"Me voici face au monde et face à moi-même pour une longue course à travers le temps, l'espace et les hommes. Dans mon univers, la vie est action et j'engage tout mon être dans le tourbillon de la grande spirale du monde.

Si la route a donné un sensa ma vie, je vais une nouvelle fois m'enfoncer à pleins poumons dans l'existence; avancer pour le simple plaisir d'avancer et d'être en phase avec l'univers qui m'habite et celui qui m'entoure. Des crises d'apnée me guettent plus loin.

Je suis en route vers un monde d'idées et de vérités qui seront probablement différentes des miennes. Pour assurer ma survie au cours des nombreuses rencontres qui se dresseront sur mon chemin, il va me falloir adapter ma perception de la vie, affronter des vérités différentes des miennes afin d'étendre mon champ de connaissances sur l'homme, dans son contexte historique et culturel.

(…)

J'ai étudié plusieurs religions et sectes dans l'espoir d'en trouver une qui puisse survivre à une analyse critique, mais je n'ai rien trouvé. À cette époque, j'aurais volontiers accueilli la paix et le contentement de croire en quelque chose. J'ai continué à lire sur l'expérience mystique de l'illumination, de “naître de nouveau”, de la “communauté avec Dieu” et de la “vie sur le plan spirituel”; je suis devenu frustré que cela ne m'arrive pas à moi.

J'ai essayé de la provoquer artificiellement avec des drogues pour être comme ceux qui “en” avaient vécu l'expérience. Il m'a fallu du temps pour accepter que cela n'allait pas m'arriver et que je devais plutôt me concentrer sur ma vie matérielle mortelle et essayer d'en tirer le meilleur parti. La “communion avec Dieu” n'existait tout simplement pas dans l'univers auquel j'avais accès dans l'environnement carcéral des villes.

En revanche, j'ai découvert très tôt que tout ce que nous savons ne concerne que le modèle d'univers que nous avons tous construit dans notre tête, et que de tels modèles peuvent être bien différents de la réalité qui se trouverait quelque part à l'extérieur de nous. Par conséquent, ce qui existe dans un univers connu peut être absent d'un autre... Ce qui semble vrai dans mon monde pourrait être faux dans celui de quelqu'un d'autre.
Je trouve ce concept très satisfaisant car il me permet de penser que je suis au centre de l'univers que je connais, et que tous les autres sont au centre du leur. Cela élimine le problème de déterminer qui a la perception correcte de l'univers.

Maintenant je peux échanger des visions de l'univers avec n'importe qui et ne jamais me sentir menacé par des perceptions contraires au miennes. C'est devenu un passe-temps pour moi de discuter de ma perception personnelle avec ceux qui reconnaissent q ue leurs vues sont également subjectives. J'ai appris à simplement écouter ceux qui croient détenir “l'unique et absolue vérité” sans me préoccuper de donner ma propre vision des choses, qui pourrait être perçue comme une menace à “leur vérité”, car je ne suis pas enclin à jouer le jeu de savoir qui a raison et qui à tort.

Je n'ai donc plus besoin d'avoir raison par ce que personne ne peut “avoir raison” de façon absolue. Ce qui importe vraiment pour moi maintenant, c'est de reconnaître ceux avec qui j'ai assez en commun pour pouvoir en arriver à un consensus opérationnel sur lequel on peut construire quelque chose ensemble. L'échange de points de vue avec des esprits ouverts qui n'ont pas de prétention sur la vérité absolue a probablement été la principale motivation de mes voyages au cours de la dernière décennie.

J'ai pris du plaisir à découvrir plusieurs univers à travers les yeux des autres. Certains m'ont semblé raisonnablement probables parce qu'ils étaient semblables au mien. D'autres m'ont paru intéressants, mais improbables, car je n'ai pu leur trouver aucune évidence dans l'univers que je connais. J'en suis venu à penser en termes de de probabilité au lieu de vrai ou faux., un peu comme les météorologues parlent maintenant de soixante-dix pour cent de probabilité de pluie plutôt que d'annoncer la pluie pour demain, comme ils le faisaient il y a trente ans.

Cette manière de penser me permet de donner une valeur à tous les concepts que je rencontre et que je peux comprendre. Je considère certains concepts comme étant extrêmements probables, tels que ma mort éventuelle, et d'autres comme étant très improbables, par exemple la vie éternelle de mon âme. Tous les concepts que j'examine peuvent être échangés contre des versions alternatives plus satisfaisantes car je ne connais pas de vérités absolues. Je pense que ce que j'appelle mon univers n'est que l'une des nombreuses approximations tout aussi imparfaites de la réalité. aussi je ne le prends pas trop au sérieux.

Courir le monde comme je le fais depuis fort longtemps, c'est aller au devant d'autres univers; démontrer qu'il est possible de s'intégrer dans tous les pays et toutes les sociétés; qu'un monde fraternel et respectueux d'autrui est envisageable."

quarta-feira, 27 de maio de 2015

free is now

Koh Phangan, 19.05.2015


domingo, 8 de fevereiro de 2015

going home


Atenas, 24.09.2014

Louco caminha o mundo, como sempre o fez.
Dou por mim a imaginar-me num momento crucial e transitório da história.
Como se não o fossem todos.
Sempre a poderosa ignorância de acharmos que somos superiores
E de que merecemos da vida um trato único e especial.

Os mistérios revelam-se de forma simples mas exigem de nós atenção.
Quanto mais caminho nessa loucura do mundo, mais rápidos se tornam os meus passos.
Por onde caminho, não sei.
Para onde caminho, pouco importa.
Mas há um lugar em mim que não tem destino nem caminho, e que sabe apenas existir.
Longe de ser parte dessa personagem ou ego ou que outra coisa ainda queiram chamar-lhe,
Cuja criação nos é imposta, de uma maneira ou de outra,
Esse lugar sabe falar-me sem que eu tenha que escutar.

Mas se eu me deixasse ficar nesse lugar, indefinidamente,
Que aconteceria ao mundo?
Deixaria de existir, tal como eu o vejo.
Deixaria de ter que fazer sentido,
O que por agora ainda é uma necessidade.

Que acontece quando essa necessidade se desvanece?
Será esse o momento em que a loucura do mundo se apodera de nós?
Ou pelo contrário, a ocasião oportuna de integrar genuinamente a realidade
De forma a que a validação de nós mesmos enquanto parte dessa realidade
Se transforme numa preocupação irrelevante?

Que alívio seria esse de sentir constantemente que não preciso de ser nada,
E que todas as ideologias, incluíndo a do amor ou a da verdade ou a da liberdade,
Deixassem de ser critérios segundo os quais os meus passos se movessem.

Por outro lado, parece-me absurda a existência desse outro lugar
Inventado por cada um de nós e por isso não existente fora da esfera pessoal
Sem que um motivo lhe seja atribuído, sem que uma verdade lhe seja inerente.
Por que razão haveríamos nós de ser feitos para criar, se criação não fosse precisa?
Por que razão nos seriam dados tantos caminhos à escolha, se caminhar fosse em vão?

domingo, 25 de janeiro de 2015


Zermatt, 24.01.2015 


Let's face it.
I don't want to be cool or nice or even fair.
I just want to be real.
That supposes me too be cool and nice and fair,
Sometimes.
Not all the time.
When i am none of that, chances are,
I am judgmental, distant or even unfair.

How can i accept this in me
When i can't accept it to be in the world?
That is the root of the problem.
What problem?
One day i think, no problems.
Only solutions.
Next day, i hope for another day to come,
Cause too many problems.

Someone said,
It is frightening to watch a soul expressing itself:
It is the logical expression of a contradiction.
So everyday i try to satisfy my contradictory beliefs,
Always working for a balanced path for this journey.
But how can that be possible,
When my beliefs are nothing but the remaining energy
Of someone else's thoughts and ideologies?

No doubts the human mind is something special,
A distinct queen in the whole animal kingdom.
How the flow comes and goes is still a mystery.
Why, oh why, should i be worried about such things?
It's not worrisomeness.
Curiosity, they might call it.
I don't know what it is.
I just know i need to know it.

But i know i'll die without knowing it.
Does it matter really?
It doesn't.
But it is what makes me going on.
And that is the secret of life.
No purpose, no end, no meaning.
Just keep going on, life says.
So let's follow its laws.

Cause no person, no job, no government, no philosophy
Should come and say, do this.
Truth is, they do it.
All the time.
Everywhere.
Fuck them. I want life.
I want sunrises and sunsets and the moon and the stars.
Everyday. And everynight.

And everyday and everynight i have them.
We all have them.
Life is here, we are life.
We have what we want.
We say we don't.
But we do.
That's the truth.
But the truth is no more than illusion.









segunda-feira, 8 de setembro de 2014

αταραξία

Kedrodasos, 08.09.2014

A confused mind arrived in the savage nature
Troubled by the interactions of two distinct warriors.
One aiming the solely sacred, essential truth
The other grasping for love, attention, communion.

And the trees and the sea and the sun and the moon
They all showed to the mind life's simplest equation:
In the sacred, essential truth there is enough place
For such love and attention and communion.

Just as long as the warriors cease the fight.
Just as long as they allow the mind to settle
In the perfection of this dreamlike reality.

quarta-feira, 3 de setembro de 2014

circumstances !!!

January 2014

I've came across with this simple yet powerful conclusion of
How it is ridiculous that i spend so much time away from you
When you are one of the most permanent invaders of my mind.


It is that sometimes i still have doubts of reciprocity
Cause i don't want at all to be another annoyance for you
I just want to be part of your physical reality
In case you want it too.
As far as i'm concerned, it is one of my deepest wishes
And i'll be certain to make it a priority as soon as i return
In case you'll be available.


You've become one of my favourite persons on earth
Since the moment my eyes met yours, and i don't know why.
I tried to love you when there was no love in me.
Or maybe love was, but not the ability to express it.
I am learning to express it cause otherwise it stays unreal
In any other place that is not myself and my imagination.
And i know you are trying to do the same.


How despairing would it be
That our relationship has to be continued to be lived
As an absence of our bodies for the fulfillment of our minds?
I have this wide belief that i am not afraid of changing that
Perhaps because i am not afraid of the love of another anymore.
I don't know how to write about love, so i am writing about me.
And as i write about me, i cannot restrain from including you.


Does this mean you are the other i want to give my love to?
I suppose this is not the right question to ask, nor to share.
Because i find love in so many contrasting beings and places
That it would be simply insane to surrender to exclusiveness
Just for the sake of combating loneliness or chasing idealisms.
But let me repeat, you've become one of my favourite beings
Even though i try to fight favouritisms.


I could tell you now that i love you, as i've done so many times
And as a matter of fact it is what i am doing without wanting.
Cause all i want is to share my time with you, not my words
And luckily, doubts about this choice there aren't any anymore
Cause last time i spent time with you my soul got so fulfilled
That my body almost kept me from moving on from you.
But i've been learning that too, to move on.


I don't ask anything from you, if it's not a slice of your time
So we can experience how it can be to move on in togetherness
Not that we haven't maybe experienced it with others yet
But we haven't genuinely tried to do so with each other
And i believe that if we allow to give each other our time
We may well find or not if we are able to share our lives.
Even if to do so, no expectations are required.


I am leaving for another reality, but our reality still to be created if
Circumstances allow it , of course, will surely be a constant thought
Meanwhile, i wish you to love and to be loved as much as you breath.

terça-feira, 22 de julho de 2014

work in progress

“The illiterate of the 21st century will not be those who cannot read and write, but those who cannot learn, unlearn, and relearn. ”

sexta-feira, 23 de maio de 2014

Varanasi, 17 May 2014

India is a perfect sample of the world we happen to be living in. Misery, chaos, despair, pain, discomfort, separation, unfairness, beauty, love, joy, union, simplicity, devotion, warmness. All these concepts are accurate to try to describe the wholeness of the human being and of our world. But while in our countries we live most of the time distracted by the regular patterns and the comfort our society offers - and as a consequence those notions appear to us mostly in our consciousness in the form of thoughts - here we dont think about them. We are instead completely invaded by them and we become them because they are a permanent part of the visible reality. We perceive them all the time and everywhere and there is no possible way to escape. We feel alive as much as we see and breathe and we accept what it means to be alive without having to think about it, because there is no place for thinking when we feel reality is violently offering us the possibility to be sensed as a whole. If nothing of what i see seems to be right or fair, i can say at least that it is true. And the more i live, the more i am convinced that truth is all that matters.

sábado, 7 de dezembro de 2013

la salle d'attente

Me voici donc de nouveau dans la salle d'attente. Ce n'est pas «la» salle d'attente, mais plutôt une salle d'attente, puisque cette fois-ci j'attends quelque chose de bien spécifique. Et encore, être spécifique par rapport à ce que l'on attend est forcément une erreur, je le vois bien, puisque rien de ce que nous imaginons n'appartiendra un jour au réel. Mais nous attendons tous quelque chose, et certains d'entre nous luttons pour que ce quelque chose soit en accord avec nos envies et donc au plus proche de nos rêves. Ceux qui ne le font pas, ignorent probablement leurs envies et ont certainement perdu la capacité de voyager parmi le monde magique de l'introspection et des idées. Mais il est temps de cesser de m'occuper de ceux qui ne le font pas. Nos raisons d'être ne sont sûrement pas semblables, bien qu'elles existent dans tous les cas, et l'acceptation de ce qui existe se manifeste comme le seul moyen d'être en harmonie avec la vie. Vivons et laissons vivre, telle est ma nouvelle maxime sans qu'elle soit mienne. Elle me libère au même temps qu'elle m'attriste, puisqu'il est douloureux (pour ne pas dire injuste) que je sois partie du tout sans qu'il ait besoin de moi. À quoi bon faire partie du tout si ce n'est pas pour le changer, si c'est uniquement pour l'accepter? Et la voici, la petite voix qui me dit qu'il ne faut pas aller plus vite que le temps, qu'après avoir accepté la vérité (sans la connaître complètement, mais quelle ironie!) aucun changement intérieur aussi bien qu'extérieur, ne me sera profondement necéssaire.

Que fais-je dans la potentialité de l'abstrait? Revenons à la salle d'attente.

Le soleil pénètre par la fenêtre, la musique m'emballe pendant que les heures passent, je sens en moi une sorte de plénitude sans qu'il y ait une raison apparente. Les souvenirs du passé se mèlent avec les expectatives du futur, sans que cela entraîne aucune angoisse. C'est plutôt comme qu'une gratitude d'avoir vécu et de vouloir vivre encore. De temps à autre, je ressens la nécessité d'être complètement présente: cette sensation peut être accompagnée uniquement par le besoin d'exister mais aussi parfois par une volonté de créer. Ou de partager. Je ne le choisis pas, la spontanéité qu'entoure ces besoins et volontés me laisse penser que mon pouvoir de contrôler quoi que ce soit est insignifiant. Il faut simplement agir – ou ne pas agir – lorsqu'ils se manifestent.

Avec le temps, j'ai appris qu'il est essentiel de se poser des questions, mais qu'il ne faut pas laisser l'absence de réponses (qui sera toujours présente) nous empêcher d'agir. Que vais-je faire en Inde? Qu'attends-je de ce voyage? Surement que j'y ne trouverai pas les réponses aux questions que je me pose ici dans la salle d'attente. Mais si l'univers m'a donné des pieds pour que je choisisse un chemin à parcourir et des yeux pour que je puisse contempler l'immensité du monde, il me semblerait disgracieux de rester toujours au même endroit sans rechercher la nouveauté, sans essayer de comprendre la différence pour enfin pouvoir l'accepter. Je suis consciente qu'il y a des gens qui se sont lancés exactement dans cette même quête et qui n'ont pas besoin de voyager pour s'approcher de la compréhension des mystères de la vie. Mais voyager, c'est ma façon à moi. À moi et à tant d'autres, et elle n'est surement pas la seule des façons même pour nous, voyageurs. À mes yeux et pour l'instant, elle reste sans doute la plus simple, puisqu'il n'y a rien de plus efficace pour apprendre à se connaître que d'être loin de tout ce qui nous est familier, que de se donner la peine de découvrir d'autres réalités dans un monde que finalement est le nôtre. En voyageant, nous laissons plus facilement tomber nos préjugés et nos idées reçues, et cela nous approche de la personne que nous voulons devenir. En restant bloqués dans l'environnement que nous avons toujours connu, entourés par des gens qui ont toujours fait partie de nos vies, notre perspective sur le monde et sur nous mêmes reste malheureusement très limitée. Pendant quelque temps, j'ai voulu faire de ma vie un voyage permanent. Mais cela est arrivé, bien sur, avant que je ne commence à voyager plus régulièrement. Le voyage peut fatiguer et même être perçu comme une déception. C'est que le monde n'est pas suffisant, la réalité n'est pas toujours belle et notre rôle jamais clair, comme nous le souhaiterons. D'où le besoin de revenir à la salle d'attente en quête de repos et d'équilibre après avoir expérimenté la réalité écrasante et chaotique de ce monde.


Mais la salle d'attente n'est pas uniquement un endroit de ressourcement. Elle peut être tout ce que le monde n'est pas. Elle peut être l'endroit de la création, bien que le monde soit sa source. Voyager, ou plus généralement, vivre, pour absorber ce qui est. Pour faire partie du chaos, pour être confronté à la certitude de que la vie n'est pas parfaite et qu'il n'y a rien que je puisse faire pour qu'elle le soit. Et retourner à la salle d'attente, à la magie de l'introspection, pour deviner ce qui ne suffit pas et ce qui peut être encore créé.

La création par l'écriture, ce que je fais en ce moment, me paraît la façon la plus dangereuse de donner des ailes à ma créativité et c'est pourquoi je l'évite ces derniers temps. Elle est dangereuse parce qu'elle est la plus narcissique, pour ne pas dire schizophrène. Elle se contente d'avoir comme source d'alimentation des mots qui ne sont autre chose qu'un des langages de la pensée. De mes pensées, dans ce cas particulier, puisque c'est moi qui écrit. Elle ne s'appuie jamais sur la réalité concrète, elle est inventée. Et puis d'autres diront que toutes les formes de création souffrent de ce problème, mais je ne suis pas d'accord, peut-être parce que j'en ai expérimenté d'autres et je n'ai pas eu la même sensation que m'offre l'écriture.

La photographie reste aussi quelque chose de très personnel: ce que nous prenons en photo dit beaucoup sur nous mêmes, mais l'objet même de la photo se trouve en dehors de nous mêmes. L'objet de la photo existe en réalité, bien que chaque photo ne soit que notre vision de cette réalité. Nous réduisons la réalité dans l'espace en lui donnant la forme que nous voulons, mais l'essence de cette réalité nous ne pouvons pas la changer, elle a été capturée telle qu'elle est, bien qu'elle ne soit jamais accessible à ceux qui regardent la photo. Ici, encore, les portes de l'imagination restent bien ouvertes, sauf pour celui qui a créé cette photographie, puisqu'il a vécu l'instant capturé – il n'a plus rien à imaginer, mais il a quelque chose dont se souvenir.

Récemment, j'ai décidé d'introduire dans ma salle d'attente un instrument. Cela faisait longtemps que je le voulais, mais mes immersions constantes dans le monde ne me laissaient pas vraiment le temps de me dédier à la musique. Et à ce stade, loin encore de savoir ce que peut être la création musicale, puisque j'en suis qu'à l'imitation, à la reproduction de ce qui fût créé par d'autres, immergée dans le processus d'apprentissage qui se déroule très lentement, me paraît-il que la musique est quelque chose de complètement différent des autres formes de création artistique. Peut-être parce que je ne la vois pas uniquement comme un art, mais comme un mélange d'art et de science. Il y a quelque chose de très mathématique dans le processus d'apprentissage, de très scientifique. Et parfois je me demande si un jour je vais être capable de créer de la musique, puisque cela me semble tellement impossible en ce moment. D'abord suivre les règles, comprendre comment ça fonctionne, et une fois le fonctionnement acquis, casser les règles, faire ce que l'on veut, faire ce qui est à nous. C'est comme ça avec toute forme de création, sauf que les mots nous les utilisons tous les jours, ils sortent de notre corps, ils sont partie de nous depuis des longues années – c'est pour moi ce qui rend facile d'écrire. Les images aussi sont quelque chose d'omniprésent dans notre vie, depuis que nous existons qu'elles sont là et il nous suffit d'avoir les yeux ouverts pour que les photos commencent à se dessiner dans notre mental et un simple clic les immortalise. Et bien évidemment que l'objet de la musique, le son, est partout aussi. Il existait même déjà avant les mots, avant le concept d'image. Et j'ai l'impression qu'en créant de la musique, nous créons quelque chose de très réel et c'est pourquoi la musique s'éloigne des autres formes d'art. Elle est plus proche de la vérité, puisque le son est partout dans la nature. Donner une séquence, un rythme particulier, une mélodie unique à des sons divers est l'art ou la science du musicien. Mais des séquences et des rythmes sonores existent dans l'univers sans que la main humaine soit nécessaire. J'ose presque dire que la musique a été inventé avant que nous soyons ici et qu'elle a été un cadeau de la nature – l'invention des instruments de musique et de toute pièce de musique reste bien sur le fruit de l'imagination humaine – et que le rôle du musicien est de développer ce cadeau. Mais s'il est vrai que nous aimons tous la musique, chacun à sa manière, il est également vrai que nous ne sommes probablement pas tous capables de la créer à notre manière (je dis créer, et non pas jouer) – faute de talent ou de temps, je ne sais pas. Du temps, il me faut surement pour savoir si j'en suis capable ou pas.

J'amène donc l'art dans ma salle d'attente, plutôt que la compagnie humaine. Pourquoi j'en fais ainsi? Je connais très bien la réponse à cette question mais je n'aime pas la partager, peut-être parce qu'encore une fois, au plus profond de moi, j'aimerai que la réalité soit différente. Mais pour être vraie, les gens ne me suffisent pas. Et pendant longtemps j'ai cru que c'était une caractéristique de ma personnalité et je me suis sentie coupable pour cela. Mais j'ai enfin compris que c'est plutôt une caractéristique humaine et que je n'en suis pour rien. Pourquoi alors y a-t-il des gens qui sont en contact permanent avec d'autres sans se fatiguer? Sans se sentir perdus? Sans ressentir parfois un besoin énorme de respirer l'air pur d'un espace vide de gens? Je n'en sais rien. Mais j'avais dit qu'il était temps de cesser de m'occuper des autres. Je m'occupe de moi, maintenant, et ça me semble juste.

Je me sens bien dans ma salle d'attente puisque je me trouve avec moi-même et j'ai appris à m'aimer comme je suis. L'amour règne donc dans ma salle d'attente, mais il est bizarre que cette salle d'attente ait uniquement une chaise, et que moi je sois sa seule occupante. Plus que la création, plus que le voyage, plus que mes idées (toutes ces choses peuvent être vécues seules), j'ai envie de partager mon amour avec d'autres. C'est une des raisons qui m'a fait venir habiter chez mes parents. Ma famille a été présente ces derniers temps et cela a apaisé beaucoup de mes inquiétudes du passé: le mur qui m’empêchait de partager mon amour avec eux n'existe plus, et c'est tellement plus beau comme ça. Le fait de me sentir acceptée et aimée par eux a joué un rôle très important dans le processus de redécouverte de ma confiance en moi et a donné pour moi un sens très fort à notre relation. Mais ça reste un amour un peu imposé même si beau et inconditionnel, puisque je n'ai pas choisi cette famille.
J'ai envie maintenant de passer du temps avec les gens que j'ai choisies, les gens que j'aime sans savoir trop pourquoi et avec qui je crois pouvoir créer quelque chose d'utile au monde. J'ai de la facilité à partager mon amour de façon ponctuelle, je donne volontiers mon plus honnête sourire aux gens sans attendre grand chose en retour, mais ça, ça reste facile à faire quand on aime la vie et qu'on aime l'humanité en général. Peut-être que l'amour ponctuel ne me suffit pas, ou peut-être que je ne sais tout simplement pas aimer encore. Ce qui est vrai, c'est que j'ai toujours soif d'amour, de donner et de recevoir. L'amour et la liberté sont probablement les valeurs auxquelles je donne le plus d'importance. Mais j'ai l'impression qu'aucune des deux ne peut être vécue dans ma salle d'attente.

Vivement le départ.

domingo, 24 de fevereiro de 2013

pensées de minuit

(...)


Mas eu acredito que estou aqui por algum motivo e que até descobrir que motivo é esse não posso morrer. E é isso que me faz viver, pensando bem.

Se não acreditarmos no universo, não acreditamos naquilo a que pertencemos.

E viver assim não pode ser bom.
Podemos viver sem sequer pensarmos nisso, que é o que acontece a muita gente.
Mas eu acho que quando se acredita a vida ganha todo outro sentido.

O segredo é mesmo esse, cagar nas respostas. 

É mais giro deixar que haja liberdade para sermos nós a inventá-las.
E a mudá-las quando for preciso.

É que a verdade nao está ao nosso alcance
vai-se manifestando aqui e ali
se estivermos atentos deparamo-nos com ela


Eu vejo as coisas assim.

 
Sei que há-de ser pouco provável alguém ter a mesma visão que eu sobre isto, mas vou encontrando pessoas com visões parecidas e penso que afinal se calhar até faz sentido pensar assim.

Acho que a última vez que me deparei com uma verdade a sério foi sobre as pessoas.. sobre porque é que se comportam assim, porque é que interagem desta maneira. E comecei a sentir compaixão pelas pessoas, a perceber que passamos todos por coisas idênticas e que sofremos todos na vida. E que é impossivel sabermos o que vai na cabeça das outras pessoas, que tudo o que vemos nos outros nao é mais do que uma projecção de nós mesmos e da nossa maneira de vermos o mundo.


E que tudo o que é importante se passa a um nível bem mais profundo e que muitas vezes é dificil as pessoas terem acesso a isso e mostrarem-no cá para fora.


Antes vivia demasiado focada em mim para perceber isso.

 
Nós somos limitados por tantas coisas e somos tão mais do que uma mente e um corpo. Transportamos informação nos nossos genes de ha milhões de anos, há algo em nós que está inacessivel mas está cá.
 
A conclusão é perceber que sou apenas um ponto minúsculo neste universo infinito e que a minha vida não tem assim tanta importância mas que eu posso dar-lhe uma se quiser.
 
E isso é fantástico.
 
E depois é perceber que o universo funciona por ciclos.

E que a energia está em constante movimento.
E que a morte nao é assim uma coisa tao má.

Porque sei que o universo há-de dar uso à energia que há em mim hoje mesmo depois de eu morrer. Mas que eu como existo hoje nunca mais hei-de ser e é por isso que tenho de aproveitar ao maximo enquanto sou eu aqui.


Começo a desconfiar que o propósito de eu estar aqui 

é precisamente libertar-me do meu eu.
.
Mas libertar-me dele nao é fazer com que ele desapareça. 

É dá-lo aos outros e ao universo.

É nao viver comandada por ele.

domingo, 13 de janeiro de 2013

marcha funebre

Hasteemos firmemente as bandeiras daquilo que se esconde por detrás das diferentes facetas inventadas.
Abracemos a dádiva da imperfeição como sequência lógica da verdade e deixemos gritar livremente a alma.

Morte ao ego. Morte ao ego. Morte ao ego. Morte ao ego. Morte ao ego. Morte ao ego.

quinta-feira, 8 de novembro de 2012

O tempo que passamos, em vão, a tentar conhecer os outros,
é tempo que poderíamos usar para conhecermo-nos a nós próprios.

segunda-feira, 29 de outubro de 2012

jogar legos


Capazes de apresentar todas as cores,
empilhamos sem cessar relações consecutivas
em busca de um topo numa pilha organizada.
Construímos, destruímos, refazemos, mudamos.
Mas nunca ficamos verdadeiramente satisfeitos
com a realidade prática da nossa imaginação.

quarta-feira, 24 de outubro de 2012

error 404

Man always does things in order to satisfy his older self,
when all he has to do is not to disappoint his inner child.

domingo, 9 de setembro de 2012

des contempteurs du corps

"J'ai un mot à dire à ceux qui méprisent le corps. Je ne leur demande pas de changer d'avis ni de doctrine, mais de se défaire de leur propre corps - ce qui les rendra muets. 
«Je suis corps et âme» - ainsi parle l'enfant. Et pourquoi ne parlerait-on pas comme les enfants? 
Mais l'Homme éveillé à la conscience et à la connaissance dit: «Je suis tout entier corps, et rien d'autre; l'âme est un mot qui désigne une partie du corps.»
Le corps est une grande raison, une multitude unanime, un état de paix et de guerre, un troupeau et son berger.
Cette petite raison que tu appelles ton esprit, ô mon frère, n'est qu'un instrument de ton corps, et un bien petit instrument, un jouet de ta grande raison.
Tu dis «moi» et tu es fier de ce mot. Mais il y a quelque chose de plus grand, à quoi tu refuses de croire, c'est ton corps et sa grande raison; il ne dit pas mot, mais il agît comme un Moi.
Ce que pressent l'intelligence, ce que connaît l'esprit n'a jamais sa fin en soi. Mais l'intelligence et l'esprit voudraient te convaincre qu'ils sont la fin de toute chose; telle est leur fatuité.
Intelligence et esprit ne sont qu'instruments et jouets; le Soi se situe au-delà. Le Soi s'informe aussi par les yeux de l'intelligence, il écoute aussi par les oreilles de l'esprit.
Le Soi est sans cesse à l'affût, aux aguets; il compare, il soumet, il conquiert, il détruit. Il règne, il est aussi le maître du Moi. Par-delà tes pensées et tes sentiments, mon frère, il y a un maître puissant, un sage inconnu, qui s'appelle le Soi. Il habite ton corps, il est ton corps. 
Il y a plus de raison dans ton corps que dans l'essence même de la sagesse. Et qui sait pourquoi ton corps a besoin de l'essence de ta sagesse?
Ton Soi rit de ton Moi et de ses bonds prétentieux. «Que m'importent ces bonds et ces envols de la pensée? se dit-il. Ils me détournent de mon but. Car je tiens le Moi en lisières et je lui souffle ses pensées.»
Le Soi dit au Moi: «Souffre à présent.» Et le Moi souffre et se demande comment faire pour ne plus souffrir - c'est à cela que doit servir la pensée.
Le Soi dit au Moi: «Jouis à présent.» Et le Moi ressent de la joie et se demande comment faire pour goûter souvent encore la joie - c'est à cela que doit lui servir la pensée.
Je veux dire leur fait à ceux qui méprisent le corps. Leur mépris est la substance de leur respect. Qu'est-ce donc qui a créé estime et mépris, valeur et vouloir?
Le Soi créateur a créé à son usage le respect et le mépris, il a créé à son usage la joie et la peine. Le corps créateur a formé l'esprit à son usage pour être la main de son vouloir.
Jusque dans votre folie et dans votre mépris, contempteurs du corps, vous servez votre Soi. Je vous le dis, c'est votre Soi qui veut mourir et se détourne de la vie. Il n'est peut plus faire ce qu'il aime par-dessus tout: créer ce qui le dépasse; c'est là l'objet de son désir suprême, de toute sa ferveur.
Mais à présent il est trop tard - aussi votre Soi veut-il mourir, ô contempteurs du corps. Votre Soi veut périr, et pour cette raison vous êtes devenus les contempteurs du corps. Car vous n'êtes plus aptes à créer ce qui vous dépasse.
Et c'est pourquoi vous vous irritez contre la vie et la terre. Il y a une jalousie inconsciente dans le regard louche de votre mépris. 

Je ne suivrai pas vos voies, contempteurs du corps. Vous n'êtes pas les ponts qui mènent au Surhumain.

Ainsi parlait Zarathoustra."